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Assemblée générale de l'ONU : les dirigeants du monde se réunissent à New York pour la semaine de haut niveau

22 sept.
3 min de lecture

Les dirigeants du monde arrivent au siège des Nations unies à New York pour la semaine de haut niveau de la 81e session de l'Assemblée générale. Entre 120 et 130 chefs d'État et représentants de haut rang sont attendus. Le débat général s'ouvre mardi 22 septembre et se poursuit jusqu'au 28 septembre.


Cette semaine est la dernière sous la direction du Secrétaire général António Guterres, dont le second mandat s'achève le 31 décembre, et la recherche de son successeur est déjà en cours. M. Guterres a déclaré que les dirigeants se réunissent dans une période de profonde incertitude. Il compte profiter de ses rencontres pour plaider en faveur de la désescalade au Moyen-Orient, de la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz et le Bab el-Mandeb, et d'un cessez-le-feu en Ukraine. Les diplomates et les observateurs de l'ONU n'attendent pas de percée majeure.


La session s'est ouverte le 8 septembre sous la présidence de Khalilur Rahman, du Bangladesh. Le thème de cette année est « Restaurer la confiance, gérer la transformation : une ONU qui agit pour tous ».


Qui prendra la parole


M. Guterres ouvrira le débat mardi matin. Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva lui succédera, comme le veut la tradition pour le Brésil, suivi du président américain Donald Trump. Mercredi, parmi les orateurs figurent le président iranien Massoud Pezeshkian et le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Jeudi, le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas s'adressera à l'Assemblée par vidéo, après que les États-Unis lui ont de nouveau refusé un visa. L'Assemblée a voté à une large majorité pour autoriser cette intervention en vidéo. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou prendra la parole plus tard dans la journée, tout comme la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodríguez, qui fait ses débuts à l'ONU. Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov est attendu le 26 septembre.


Certains dirigeants ne seront pas présents en personne. L'Inde, l'Allemagne et l'Afrique du Sud enverront d'autres hauts représentants, et le président chinois Xi Jinping fera lui aussi l'impasse sur l'Assemblée. Il est attendu à la Maison-Blanche jeudi. La délégation sud-africaine sera menée par le ministre des Affaires étrangères Ronald Lamola, le président Cyril Ramaphosa ayant été invité par ses médecins à se reposer.


Rencontres en marge de l'Assemblée


M. Trump arrive lundi et rencontre le maire de New York, Zohran Mamdani, à Gracie Mansion. Mardi, après son discours devant l'Assemblée, il doit rencontrer M. Zelensky, le Premier ministre britannique Andy Burnham et la Première ministre japonaise Sanae Takaichi. Il doit également participer à une réunion et à une réception du Conseil de coopération du Golfe, où il rencontrera Mme Rodríguez en personne pour la première fois, et s'entretenir avec le Premier ministre irakien. L'ambassadeur américain Mike Waltz a indiqué que M. Trump insistera sur le fait que l'Iran ne doit jamais posséder l'arme nucléaire. Selon les responsables, environ 1 000 demandes de rencontres bilatérales ont été déposées par les États membres, et environ 168 autres événements sont prévus durant la semaine.


Ce qui est à l'ordre du jour


Le débat général devrait aborder les conflits et la sécurité, la situation humanitaire, le changement climatique, le développement et les technologies émergentes. Parmi les dossiers régionaux attendus :


  • L'Iran et le Golfe : La guerre américano-israélienne contre l'Iran dure depuis plus de six mois. Le Secrétaire général s'efforce de rouvrir le détroit d'Ormuz aux expéditions d'engrais, sans progrès jusqu'à présent.


  • L'Ukraine : Les alliés européens cherchent à maintenir leur soutien avant un nouvel hiver.


  • Gaza et les Palestiniens : Le visa de M. Abbas, le discours de M. Netanyahou et les manifestations prévues devraient retenir l'attention.


  • Le Venezuela : Le premier discours de Mme Rodríguez à l'ONU intervient après l'annonce récente d'un accord pétrolier entre les États-Unis et le Venezuela.


Le choix du prochain Secrétaire général


Le Conseil de sécurité a tenu trois votes indicatifs sur les candidats à la succession de M. Guterres, sans parvenir à un consensus. Sept candidats restent en lice après le retrait, ce week-end, de l'ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet. Rebeca Grynspan, du Costa Rica, et Carolyn Rodrigues Birkett, du Guyana, figurent parmi les favorites citées. Selon la tradition, le prochain Secrétaire général devrait venir d'Amérique latine, et de nombreuses délégations ont encouragé la désignation de la première femme à ce poste. Les États-Unis ont affirmé que le prochain Secrétaire général doit ramener l'ONU « aux fondamentaux ».

Ils peuvent bloquer un candidat grâce à leur droit de veto au Conseil de sécurité. Le prochain Secrétaire général prendra ses fonctions le 1er janvier 2027.

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