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Emmanuel Macron condamne les émeutes du week-end, promet des poursuites et un dialogue avec les lycéens et les syndicats

il y a 1 jour
2 min de lecture

Deux semaines après l'extension des manifestations lycéennes à travers la France, un week-end d'émeutes a laissé des bâtiments publics incendiés et deux morts. Lors d'une allocution télévisée dimanche 18 octobre, le président Emmanuel Macron a promis de sanctionner les pillards et annoncé des discussions avec les représentants de la jeunesse et des syndicats. Les chiffres diffèrent selon les médias, et les informations les plus récentes datent de samedi et dimanche.


Origine du mouvement


La mobilisation est née d'un mouvement lycéen contre le manque d'enseignants, les classes surchargées et les conditions d'études, avant de s'étendre à l'ensemble du pays. Emmanuel Macron avait déjà indiqué que les préoccupations des jeunes étaient légitimes, mais qu'elles étaient exploitées politiquement et transformées en violences urbaines. Il avait demandé à ses ministres de formuler des « réponses concrètes » d'ici quelques semaines.


Les violences du week-end


Samedi 17 octobre, des manifestations en grande partie pacifiques contre le gouvernement ont dégénéré en émeutes. Des groupes de personnes masquées ont attaqué des policiers et des passants, incendié des dizaines de bâtiments publics et pillé des centaines de commerces. Selon CNN, un policier et un manifestant ont perdu la vie. Les autorités ont indiqué que 30 000 personnes avaient participé aux pillages à Marseille. Plus de 1 800 personnes ont été interpellées pour la seule journée de samedi. Un média avance un total supérieur à 8 000 arrestations depuis le début du mouvement, ce que je n'ai pas pu vérifier de manière indépendante.


L'allocution d'Emmanuel Macron


Le président a déclaré que le pays ressentait à la fois « colère et honte ». Il a reconnu que la colère des manifestants était légitime, tout en dénonçant des « semeurs de chaos » qui, selon lui, ont détourné des cortèges pacifiques. Il a affirmé que ceux qui s'en sont pris aux préfectures, aux commerces ou aux mairies seraient poursuivis, et que les pillards devraient rembourser les dégâts. Il a également demandé au gouvernement de réunir cette semaine des lycéens, des enseignants, des syndicalistes et d'autres acteurs pour discuter de « propositions concrètes ». Le Premier ministre Sébastien Lecornu tiendra une réunion de crise lundi.


Réactions politiques


Des responsables de l'extrême droite comme de l'extrême gauche ont attaqué le président avant même son intervention. Jean-Luc Mélenchon, de La France insoumise, l'a averti qu'il devait annoncer des mesures ou « perdre le contrôle ». Ses adversaires accusent son parti d'avoir incité les manifestants, mais je n'ai trouvé aucune confirmation indépendante de cette affirmation. Donald Trump a aussi réagi sur les réseaux sociaux, écrivant que « la France brûle » et exhortant le pays à fermer ses frontières.


 
 
 

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